
Paul
Signac
(1863-1935)
Paul Signac
était l'un des principaux peintres du
néo-impressionnisme. Il a travaillé avec Georges Seurat
en créant le pointillisme (ou divisionnisme). Signac a
publié De Delacroix au Néo-Impressionisme en
1899, où il explique leurs théories. La famille
prospère de Signac lui a donné une confortable
indépendance financière. À la différence de Seurat,
il n'a eu pratiquement aucune formation formelle. Il
s'est entraîné à peindre en étudiant les travaux de
Claude Monet et des autres. Après que lui et Seurat se
soient réunis en 1884, ils ont développé leur
technique de peinture avec des points de couleur. Comme
Signac explique, ils ont utilisé la palette
impressionniste pure mais l'ont appliquée dans des
points qui devaient être mélangés par l'oeil du
spectateur. Ce que Signac a appelé "des mélanges
boueux" devait être banni de la peinture et
remplacé par des couleurs lumineuses et intenses.
Plusieurs des travaux de Signac sont des paysages,
inspirés par la lumière brillante du soleil de la
France méridionale. Les néo-impressionnistes ont
influencé la génération suivante; Henri Matisse a
été inspiré par le travail de signac.
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Jules Favre
Le 16
septembre 1866, on annonce que Monsieur Jules Favre,
alors homme politique de premier plan et avocat,
républicain et adversaire de l'empire a l'intention
d'acquérir une propriété à Dinard dans laquelle il va
venir aux beaux jours. C'est lui qui proposa en septembre
1870 la déchéance de l'Empereur. Il fut membre du
gouvernement de la défense nationale en qualité de
ministre des affaires étrangères et eut surtout à
mener de difficiles négociation avec Bismarck. Il signa
l'armistice du 28 janvier 1871 et le traité de Francfort
le 10 mai suivant.
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Les familles royales de
l'ancienne Europe
Après 1890,
Dinard devient le rendez-vous de maintes personnalités,
familles royales et impériales d'Europe qui descendent
dans les plus grands hôtels. Ils y réservent des
suites.
Début août
1891, Le Prince Mickaîlovitch, fils du grand Duc Michel
de Russie, oncle du Tsar loue un mois entier tout le
premier étage de "l'Hôtel des Terrasses" qui
domine la plage de l'Ecluse. Puis c'est le tour de
l'Infante d'Espagne, son altesse l'Infante Eulalie qui
descend à Dinard en août 1895. Elle fréquente aussi
l'Hôtel des Terrasses très renommé à cette époque.
Elle est alors accompagnée de ses enfants, les princes
Alphonse et Louis d'Orléans qui reviennent souvent à
Dinard au début de ce siècle.
Des "garden-parties" s'organisent pour ces
illustres visiteurs dans les plus belles villas de la
station.
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Oscar
Wilde
Oscar Wilde, écrivain
britannique de renom, le plus recherché autant par ses
personnages que par ses contes. Il fera, lui aussi, un
séjour à Dinard où, il rejoindra en 1893 sa femme et
ses enfants qui profitent pleinement de la vie familiale
en allant à la plage de l'Ecluse et en visitant les
environs.
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Léopold,
le roi des Belges
Léopold, le roi des
Belges, venu avec son yacht "L'Albert" (du nom
de son neveu) en rade de Dinard descend incognito dans la
station. Il reviendra au moins deux autres fois à Dinard
en 1901 et en 1904, la dernière fois en compagnie du Duc
et de la Duchesse de Connaugh alliés à la famille
royale d'Angleterre. La même semaine, descendent au
Grand Hôtel, le fils du roi de Suède et son épouse.
Albert 1er descendra lui aussi à Dinard vers 1905 à
l'Hôtel Royal. Ce dernier etait construit dans la rue
qui portera bientôt son nom.
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L'Empereur Guillaume II
(Empereur
d'Allemagne)
L'empereur Guillaume II
qui, depuis longtemps a le désir de venir en France,
prendra le prétexte d'une visite à sa grand-mère pour
traverser Paris. A Dinard c'est à la villa du Comte
d'Hatzfeld, ambassadeur d'Allemagne à Londres, que
descendra la famille impériale. Il devait s'agir de la
célèbre villa "Moulton" érigée à l'angle
du boulevard Féart, boulevard Wilson et rue Yves Verney,
villa aujourd'hui disparue.
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Edouard VII
Le 25 juillet 1903, on
annonce dans tous les journaux de la Côte d'Emeraude,
l'arrivée du roi d'Angleterre Edouard VII à Dinard. Il
suit comme on l'a déjà vu l'exemple de sa mère, la
Reine Victoria, et séjourne sur nos côtes. Le yacht
royal escorté par une escadrille anglaise est conduit
par Sir Charles Beresford. Le Duc de Connaugh, frère du
roi et la Duchesse sont également à bord. Ils ont
passé un séjour à Dinard chez le major Clayton et chez
sa femme née Jeanne de Fougères qui habitent une très
belle villa donnant sur la baie du Prieuré.
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Le Comte de Paris et sa
famille
Dès la fin
mai 1872, on annonce l'ouverture de la saison des bains
de mer pour la semaine suivante. Celle-ci s'annonce des
plus brillantes. Le Duc d'Audiffret-Pasquier,
propriétaire de la villa "La Malouine" et
Président de l'Assemblée Nationale à invité
d'illustres amis à venir pour les beaux jours à Dinard.
Un intendant a été envoyé par le comte de Paris pour
choisir des logements. Il a jeté les yeux sur deux des
plus gracieuses villas de la station. Le comte de Paris
compte alors venir passer quelques semaines avec
plusieurs membres de sa famille.
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Albert Lacroix
En 1875, Albert Lacroix,
l'éditeur de Victor Hugo, séduit par le charme sauvage
de saint-Enogat, y construit l'Hôtel des Villas de la
Mer. A deux pas de là, Judith Gautier fait construire sa
maison, face à la plage de Saint-Enogat. Les villas de
la Mer et "Le Pré des Oiseaux" verra en ses
murs défiler : peintres, sculpteurs, écrivains et
autres artistes et personnalités tel
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Jules
Verne
A la même
époque, Jules Verne descend à Saint-Lunaire (à la
Fourberie) chaque été. Il vient souvent à Dinard. Il
sera dit-on, inspiré par une grotte existant près de la
villa Crystal sur la grève de l'Ecluse. On attribue
même à cette dernière d'être l'inspiratrice de son
célèbre roman "Voyage au centre de la
terre".
Monsieur
Jules Bertheux, ancien maréchal-ferrand ayant vécu à
cette époque se rappelait avoir vu Jules Verne venir à
plusieurs reprises faire ferrer ses chevaux à la forge
son patron dans l'actuelle rue de la Plage alors qu'il
etait apprenti.
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Jean
Charcot
Jean Charcot descend lui
aussi à Dinard à la fin du siècle dans deux villas
"Castel Nid" à la Vicomté et "Les
Buissons" à la Malouine. On retrouve son nom sur
des listes d'étrangers. Il vient à Dinard pour
participer aux régates d'été. Il sera plus tard
l'investigateur du Musée de la Mer.
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Bill Cody
Durant l'été 1905, un
bruit circule à Dinard, Bill Cody, alias Buffalo Bill a
loué pour lui et sa troupe, un étage complet du Grand
Hôtel Royal nouvellement agrandi. Cependant, début
septembre on annonce l'arrivée du colonel Buffalo avec
tout son matériel colossal et sa superbe troupe à
Saint-Malo, amenés par deux trains spéciaux. Il donne
vingt-trois numéros et un grand défilé laissant le
souvenir de deux belles représentations dont beaucoup
d'habitants de la Côte d'Emeraude se souviendront
longtemps.
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Le Président Poincaré
A la fin de
mai 1914, le Président de la République, Raymond
Poincaré fait un voyage en Bretagne où des fêtes sont
organisées en son honneur à Dol, Paramé, Saint-Malo,
Saint-Servan et Dinard...
Le 30 mai
1914, pendant que retentissent les dernières
acclamations, de Saint-Servan le Président Poincaré et
son cortège prennent place sur deux vedettes blanches.
Ils quittent la cale de la Tour Solidor escortés par
deux bateaux de sauvetage de la station, l'un naviguant
à la rame, l'autre au moteur. C'est alors qu'éclatent
sur le "Marseillaise" ancré en rade, des
slaves de canon. La vedette du Président fait le tour du
croiseur dont la musique joue l'hymne national.
Ensuite le
Président de la République débarque à la cale du Bec
de la vallée. Le maire de Dinard, Monsieur Paul Crolard,
est venu avec les membres du conseil municipal lui
souhaiter la bienvenue à sa sortie du ponton
d'accostage. Il lui offre, pour Madame Poincaré, un
superbe album de vue de Dinard, puis à pied, le cortège
se dirige vers la porte d'Emeraude, nouvellement ouverte,
aux accords de "La Marseillaise" jouée par la
musique municipale.
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Les Frères Lumière
A quelques
centaines de mètres du "Pré aux oiseaux",
deux frères, Auguste et Louis Lumière, industriels né
à Besançon, inventeurs du cinématographe, âgés
respectivement de 17 et 13 ans, font leurs premiers
essais de développement de photographie couleur dans une
Infractuosité de rocher appelée "La Grotte de la
Goule aux Fées". Ces essais seront couronnés de
succès quelques années plus tard. Une plaque
commémorative fut apposée il y a quelques années sur
la propriété de "La Goule aux Fées".
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La
famille Faber
Vers 1850-52,
une famille britannique, rendant un jour visite à leur
vice consul et ami, Robert Thomson Monteith. Séduite par
le charme et la beauté de Dinard, la famille Faber
décida de venir y vivre. Cette famille était composée
de quatres personnes appartenant à la gentry anglaise.
Le père, Mrs William Faber, était ancien capitaine au
14e dragon léger et était né à Darlignton,dans le
comté de Yorkshirre en Angleterre, le 13 mars 1813. Il
s'était marié avec Lyona Joanna. Avant de venir vivre
en France, la famille Faber habita longtemps à Tunbridge
Wells dans le Kent.
En septembre 1852, la famille Faber décida de louer une
Villa à Dinard, dans l'endroit le plus beau, donnant sur
la rade de Saint-Malo, la plus jolie et la plus
spacieuse, la plus confortable des demeures existant
alors, dans un endroit nommé "le champ
pourry", entre Dinard et le Bec de la Vallée, une
demeure habitée sous la révolution par un homme, un
meunier disent certains, un marin disent d'autres.
En fait Mr William Faber était venu à Dinard pour y
finir sa vie. Il est décéder peu de temps après le 23
octobre 1854, à 3 heures de l'après-midi, pas même
âgé de quarante-deux ans mais réduit à l'état de
vieillard. La déclaration de décès fût fait à la
mairie de Saint-Enogat.
Veuve, Mrs Faber ne quittait pas Dinard et y vivait
presque toujours seule. Son fils William Stanley était
en pension en Angleterre.
Mrs Faber fit construire sur l'un de ces terrains une
exquise et une des plus confortable habitation de Dinard
("Sainte-Catherine").
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Emile
Bergerat
Emile
Bergerat (1845-1923) epouse Estelle Gautier en 1872.
Estelle est la fille cadette de Théophile Gautier et
soeur de Judith. Depuis 1878, Judith possède le
"Pré des Oiseaux" à Saint-Enogat et Emile
Bergerat passe de nombreux été en compagnie de Jean
Richepin dans les environs de Dinard.
En novembre 1880, il achète à la Mielle de la Fourberie
ainsi que huit autres artistes, homme de lettre,
architecte, médecin et négociant.Ces terrains
appartenaient en 1820 à des cultivateurs Bondon, Loquin
et Agathe Vaultier puis à Mr et Mme Leroy et leurs
descendants qui les revendent. Emile Bergerat construit
peu après sur les plans de son ami Charles Garnier une
maison aux couleurs italiennes qu'il appelera
"Caliban". Chaque été, il y passe la saison
avec sa femme, ses deux enfants et petits-enfants.
Bergerat attire d'autres artistes tels que Georges Gardet
qui construit en 1910, Jules Verne qui achète des
terrains en 1893, fréquente Maurice Leroy qui avec sa
mère construit quatre maisons à l'Ouest de la plage de
Saint-Enogat dans les années 1909-1914.
Fin 1914, Estelle Bergerat, que l'on appelait ici Mme
Caliban, décède et Emile Bergerat de retour à Paris
confie sa belle-fille Alice à Judith Gautier pendant que
son fils Théo est hospitalisé à Saint-Lunaire.Le
ménage restera deux ans au "Pré des Oiseaux".
Judith Gautier meurt en 1917 et sera entérrée à
Saint-Enogat. Emile Bergerat décède lui-même en 1923
en ayant demandé à être inhumé à Saint-Lunaire
auprès de sa femme.
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Henri
Zuber
Henri Zuber
est né le 24 juin 1844 à Rixheim, où son grand-père,
Jean Zuber, avait fondé la célèbre manufacture de
Papiers peints. Il a été l'élève de Etienne Mayer à
l'école de Brest en 1862-63, avant d'envisager la
carrière de peintre en 1868. Il travail d'abord dans la
technique de la peinture à l'huile ; il fait deux
séjours à Dinard en 1875 et 1877, propose ses toiles de
salon de 1876 et de 1878 mais fait aussi une trentaine
d'études à l'huile, une dizaine d'aquarelles et
quelques dessins. Il partage son attention entre les
paysages agrestes de la région dont "le Vallon de
la Richardais" est le type, et les paysages
côtiers. Il ne revient pas ensuite en Bretagne alors
qu'il se spécialise dans la technique de l'aquarelle.
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Ernest
Renan
En 1863, à la fin du mois
de juillet, arrive à Dinard, Ernest Renan qui choisit
"l'Hotel de Dinard" pour résidence d'été. Il
est accompagné de sa femme, fille de l'illustre artiste
Ary Sheffer, et de ses enfants.Renan se rappelle à
Dinard des heures autant tragiques que studieuses : Son
père est mort mystérieusement au large du cap Fréhel
en juin 1828, - il a préparé, quinze ans auparavant, à
la bibliothèque municipale de Saint-Malo sa thèse de
doctorat en lettres.
Souvenir d'enfance et de
jeunesse et la necessaire quiétude après publication de
la "Vie de Jésus", le 11 juin 1863, conduisent
Renan à Dinard afin d'oublier sa célébrité. Mais sa
présence cause une certaine émotion parmi les
résidents et baigneurs qui guettent son passage
"dans l'espoir de découvrir sur ses lèvres quelque
signes particulier".
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Agatha
Christie
(1891-1976)
Agatha Christie est sans
nul doute lune des romancières les plus
appréciées de son temps. Auteur de plus de quatre-vingt
ouvrages qui constituent pour la plupart des intriques
policières, dune vingtaines de pièces de
théâtre et de plusieurs recueils de nouvelles il
est vrai, bien moins connues elle est parvenue à
faire de ses uvres de grands succès du XXème
siècle, lues partout dans le monde. Elle a participé à
la mise en place des règles du roman policier par
excellence et a donné une nouvelle approche de la
résolution des énigmes par ses fameux détectives que
sont Hercule Poirot et Miss Marple. Elle a su,
à travers tous ses romans mêler une intrigue complexe
à une machination adroite et à une solution toujours
inattendue et habile en donnant une multitudes
dindices. En conclusion, Agatha Christie est
parvenue, à travers toute sa vie et aujourdhui
encore, à divertir bon nombre de personnes autour
duvres plus captivantes les unes que les
autres, publiées dans le monde à plus de 2 milliards
dexemplaires et en 57 langues. Pour l'anecdote,
nous pouvons ajouter qu' Agatha Christie a fait ses
premières brasses à Dinard.
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Winston Churchill
Au nombre des Britanniques
très connus qui fréquentent la station au début du
siècle, nous trouvons Sir Winston Churchill, Premier
Ministre anglais et l'un des protagonistes de la victoire
alliée. Il descend tout d'abord, dans les premières
années, au Crystal Hôtel où il occupe une chambre dans
la partie la plus élevée de l'immeuble.
Il reviendra plus tard,
invité de Madame Meyer Sasson dans sa Villa
"Port-Breton" quelques années avant 1930.
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L'Empereur
Napoléon III et l'Impératrice Eugénie
Le Second Empire, c'est
aussi le rendez-vous impérial manqué, au grand dam des
dinardais. La beauté du site est parvenue aux oreilles
de Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie qui
décident d'y passer l'été 1868. Pour les accueillir,
une villa paradisiaque à quatre tourelles est construite
par l'architecte Pichot et le boulevard menant au casino
est achevé, des arbres plantés tout le long. Une cabine
de bain est peinte aux couleurs impériales. Au dernier
moment, l'impératrice insiste pour emmener son chien, un
bichon, que l'Empereur ne peut voir en peinture.
Contrariée, l'Impératrice décide de partir seule pour
Biarritz, le rendez-vous impérial est manqué. La «
Villa Eugénie » abrite aujourd'hui le musée du site
balnéaire.
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Les rois d'Angleterre
Les rois
d'Angleterre Edouard VII et George V, qui laissèrent
deux avenues dans notre station très britannique,
viennent souvent à Dinard eux aussi mais incognito. De
nombreuses années, le Prince de Galles, futur Edouard
VII, alors jeune célibataire, descend à la villa
"Sainte Catherine", invité par Monsieur
Villiers-Forbes, fondateur du Lawn-Tennis de Dinard. Il
est aussi l'invité de Mrs Hughes Hallett, "La reine
de Dinard", à la villa "Monplaisir" qui
est aujourd'hui la mairie de Dinard.
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Lawrence d'Arabie
Le Colonel
Lawrence, surnommé Laurence d'Arabie, Habita Dinard dans
sa petite enfance, après des séjours successifs au Pays
de Galles, au Sud de l'Ecosse, à l'île de Man et à
Jersey. Il arrive avec ses parents et ses frères à
Dinard en décembre 1891 et séjourna dans la station
jusqu'au printemps de 1894. Il habite alors une villa
ayant appartenue à Monsieur et Madame Chaignon. Cette
dernière s'appelle "Le Chalet du Vallon", elle
est située à deux pas de l'actuel collège Sainte-Marie
école que fréquente le jeune Lawrence en compagnie de
son frère aîné.
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Mrs Hughes Hallett
Mrs Hughes Hallett, qui
fut pendant trente années "la Reine de Dinard"
était la petite fille d'un héros de la Guerre
d'Indépendance, une des "Professionnal
beauties" des Etats-Unis. Elle naquit le premier
février 1833 à Philadelphie. Son père, James Von
Schaumburg était d'origine germanique, sa mère,
Caroline Page avait des ancètre britanniques.
Veuve de Francis Charles Hughes Hallett, Colonel Anglais,
après de nombreux voyages effectués à l'étranger et
principallement en Afrique, elle vint vivre en France où
elle résida quelques temps à Pau avec sa mère, puis,
un jour elle arriva à Dinard.
Au début, elle habita avec plusieurs membres de la
colonie anglaise comme la famille Stephenson, l'Honorable
Miss A. Cary, le Colonel Aitken, l'une des maisons de la
rue des jardins. Ce n'est qu'après la mort de Madame Von
Schaumburg qu'elle fit bâtir "Monplaisir",
véritable Palais des Mille et une Nuits.
Chez Mrs Hughes Hallett, les fêtes se succédaient sans
cesse. Elle avait chaque jour plus de trente
pensionnaires et louait pour eux des maisons spacieuces
en ville.
Aujourd'hui, derrière les portes de
"Monplaisir", se trouve l'Hôtel de Ville de
Dinard.
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Alphonse
XIII d'Espagne
Le jeune roi Alphonse XIII
d'Espagne et son épouse, la Reine Victoria viennent
également à Dinard au cours d'un voyage à bord du
yacht royal "Geralda" venant de Cowes où ils
séjournent du 4 au 14 août. Ils arrivent à Dinard
incognito et on ignore dans quel hôtel ou quelle villa
ils descendirent avant de continuer leur croisière vers
les autres plages élégantes de Trouville et de Dieppe.
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Roland Garros
De 1908 à
1911, Roland Garros, le célèbre aviateur fait ses
premières armes à Dinard. C'est ici, entre autres qu'il
va réaliser son rêve, devenir recordman du monde
d'altitude. Il fera faire un bond prodigieux au record en
s'élevant à 4250 m de hauteur. L'aviateur reviendra de
nombreuse fois encore à Dinard et, un jour de septembre
1911, il prendra à bord de son avion le maire de la
ville, Monsieur Paul Crolard pour l'emmener faire un tour
jusqu'à l'île de Cézembre et revenir vers la plage de
l'Ecluse.
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Paul
Deschanel
Paul
Deschanel, viendra quatre fois à Dinard alors qu'il est
président de la Chambre passer ses vacances à
Saint-Enogat, aux Villas de la Mer. Il y descendra en
particulier le 15 juin 1912 et reviendra à Dinard durant
l'été 1920, à l'époque de sa présidence de la
République.
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Armand
Fallières
Monsieur
Fallières, ancien Président de la République fera un
long séjour à Dinard l'année même de son départ de
la présidence, en juillet et août 1913. Il reviendra en
compagnie de son épouse et de son gendre. Il arrive de
Saint-Malo début juillet à bord de la vedette blanche
n° 9 à destination de Dinard et loue pour la saison la
villa "Les Peupliers" à Saint-Enogat.
L'après-midi de la fête du 15 août, lors de la
procession du voeu de Louis XIII suivie par une foule
immense, les dinardais peuvent voir Monsieur et Madame
Fallières se tenant près du reposoir. Monsieur
Fallières est très correctement découvert et a l'air
très ému. Un dinardais ne peut s'empêcher de songer,
voyant l'ancien président de la République, pieusement
incliné, "Ah ! la drôle de mentalité qu'on les
gouvernants, au pouvoir ils signent des décrets chassant
les religieux et les moines, ils chasseraient les
prêtres également s'ils le pouvaient, puis, rentrés
dans la vie privée il reviennent à ces hommes qu'ils
ont mis hors la loi".
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Alain Gerbault
Alain
Gerbault, né le 17 novembre 1893 à Laval passera les
années de son enfance entre sa ville natale et Dinard.
L'été, la famille Gerbault occupe la villa "La
Béarnaise" située rue de la Pionnière. Cet enfant
fragile, nerveux et de taille inférieure à la moyenne
s'ébattra chaque été sur la plage de l'Ecluse avec son
frère et les enfants du Chalais.
Il dira plus
tard "c'est à Dinard et à Saint-Malo que j'ai
appris à aimer la mer, les vagues et les vents
tumultueux". C'est à Dinard encore que la petite
équipe de gamins apprend à jouer au tennis sur les
courts construits autrefois par la colonie britannique.
Ces courts seront plus célèbres encore lorsqu'il
rencontrera en 1921 les quatre "mousquetaires"
Borotra, Brugnon, Cochet et Lacoste.
C'est au
Grand Tounoi International de Dinard, durant l'été
1929, où participeront de nombreuses vedettes, qu' Alain
Gerbault, navigateur confirmé, contentera les
innombrables admirateurs et amis du Tennis-club. Le vieux
club anglais est alors trop petit pour contenir la foule
venue applaudir les champions.
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Claude
Debussy
Claude
Debussy, un jour de mauvais temps de l'été 1902, alors
qu'il séjourne à Saint-Enogat prend la mer à bord
d'une bisquine (bateau à voile cancalaise). Son âme
s'inspire alors de cet instant magique pour composer son
oeuvre symphonique majeure, "La Mer", selon la légende.
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Pablo
Picasso
Picasso
aurait souhaité passer l'été 1922 en Méditerranée,
mais Olga (sa femme) l'incita à partir en Bretagne : le
bébé, comme elle, avait besoin de l'air vivifiant de la
Manche. La renommée de la station balnéaire, ses
visiteurs mondains et la douceur du climat expliquent ce
choix. Comme Picasso ne négligeait rien pour être un
mari modèle, sa sollicitude pour le dynamique bébé et
pour sa femme maladive prit le pas sur ses propres
penchants. D'où le choix de Dinard : séjour breton
agréable, sans danger, sans rien de bohème et qui
"collait parfaitement à son nouveau statut social
et à sa réussite financière".
Picasso arriva le 15 juillet 1922 et logea une semaine à
l'Hôtel des Terrasses, boulevard de l'Ecluse, (boulevard
Wilson aujourd'hui).Il fit ensuite appel à un agent
immobilier de Saint-Malo, Madame Grosvalet, pour louer
une maison. Le 22 juillet, la famille Picasso
s'installait Villa Beauregard, vaste demeure à toit
mensardé situé Grand-Rue (aujourd'hui avenue George V)
où ils demeurèrent jusqu'à la mi-septembre.
De ses nombreuses escales à Dinard, entre 1922 et 1928,
Picasso aura réalisé au total environ 19 oeuvres dont :
les "Baigneuses jouant au ballon" ;
"Baigneuse ouvrant une cabine" ; "Mère et
fils" (Olga et Paulo) ; "Le Baiser" ;
"Femme étendue sur la plage" . Pour chacune,
il se sera inspiré de paysages ou de personnages qu'il
recontrait, le plus souvent c'était sur la plage qu'il
puisait son inspiration.
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Jean
Richepin
Jean Richepin
est né le 4 février 1869 en Algérie, il est le fils
d'un médecin militaire. Il commença des études
médicales qu'il abandonna bientôt pour entrer à
l'Ecole Normale Supérieure, dans la section des lettres.
En 1870, il suivit Bourbaki comme Franc-tireur. Après la
guerre, il collabora quelque temps à divers journaux,
puis il composa la chanson des Gueux, qui lui
valut un mois de prison et 500 francs d'amende. A sa
sortie de prison il eut de nombreuses aventures, mena une
vie de gène, puis devenat rédacteur au Gil Blas, fit
toute à la fois du journalisme, de la poésie, du
théâtre et du roman. Mr Richepin est un des principaux
représentants de l'école dite naturaliste.
Losque Jean Richepin participe à l'achat de la Mielle de
la Fourberie en 1880, il à l'habitude de fréquenter
Saint-Enogat en compagnie de Raoul Ponchon et Emile
Bergerat. Il ne construit qu'en 1912 sur la bande de
terre ayant à l'Est le terrain Bouchor revendu à
Georges Gardet et à l'Ouest les autres partenaires
"artistes".
Sa femme et ses enfants Jacques, dramaturge, et Tiarko,
compositeur, y viendront souvent ainsi que son petit-fils
François, peintre. En 1932 la maison est revendue à Mme
Thomann-Gardet.
Jean Richepin est décèdé d'une grippe infectieuse dans
sa soixante-dix-huitième année d'une robuste et
glorieuse vieillesse.
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