Vie municipale

Publié le lundi 27 juin 2016

« La majorité des Britanniques vient de choisir de quitter l’Union Européenne.
Notre premier devoir est d’accepter cette décision du scrutin démocratique.
Qu’on le regrette ou bien qu’on l’approuve c’est le choix des électeurs et à Dinard, comme de l’autre coté du Channel, c’est un choix souverain.
Bien entendu, Dinard, la plus Britannique des stations balnéaires françaises est directement concernée.
La Livre accuse aujourd’hui douloureusement cette nouvelle.
Les vacances à Dinard de nos cousins Anglais sont et seront évidemment plus onéreuses.
Cependant on est en droit de penser que ces turbulences proviennent essentiellement de l’effet de surprise.
La Livre n’avait pas anticipé le Brexit car les hommes et les femmes qui travaillent à la City avaient très largement opté pour le maintien dans l’Union.
Mais à présent chacun doit réagir et accepter ce schéma nouveau.
L’économie Britannique est saine, leurs finances solides.
La fièvre retombera bientôt et le bon sens reprendra sa place.
C’est avec Bruxelles que la rupture est consommée, pas avec Dinard.
La relation de Dinard et des Dinardais avec nos cousins Anglais est d’abord une affaire de cœur.
Ici nous saisirons l’évènement pour redoubler la qualité de notre accueil.
Les commerçants de Dinard comme tous les Dinardais en sont conscients et nos amis Gallois témoigneront des liens que nous savons tisser.
Vous avez décidé de quitter Bruxelles mais Dinard vous accueille…
Dinard et les Britanniques ont en commun une belle histoire et la volonté de partager un bel avenir.
Ce qui nous semble plus inquiétant, c’est qu’il faudra s’interroger sur les raisons de cette rupture.
L’Europe ne souffrirait-elle pas d’un déficit d’espoir et de démocratie? »

Martine Craveia-Schütz,
Maire de Dinard
Présidente de la Communauté de Communes
de la Côte d’Emeraude