Le 01 février 2018

//

Horaires : à 19h00

Lieu : Villa Les Roches Brunes


QUATUOR ESTRAN « DU VENT DANS LES CORDES » PAR LES MUSICIENS DE L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE BRETAGNE

Hautbois – Laurent Dhoosche ; Violon – Nicolaï Tsygankov ; Alto – Emmanuel Foucher ; violoncelle – Olivier Lacou

Programme :

  • Wolfgang Amadeus Mozart : Quatuor pour hautbois et cordes en fa majeur K.370
  • Ernest John Moeran : Fantaisie, Quatuor pour hautbois et trio à cordes
  • Jean Cras : Trio pour violon alto et violoncelle
  • Benjamin Britten : Quatuor-Fantaisie op.2 pour hautbois et trio à cordes

Billetterie en ligne ou sur place sur le soir du concert, dans la limite des places disponibles :

  • Tarif plein : 15 euros
  • Réduit : 13 euros
  • Moins de 12 ans : 8 euros

MOZART : Le quatuor pour hautbois et cordes KV 370 est dédié au célèbre Friedrich Ramm, principal hautboïste de l’Electeur de Bavière dont l’exceptionnelle virtuosité et, plus encore, la beauté de la sonorité avaient ravi Mozart. Sans pour autant abandonner un certain esprit concertant, qui place encore l’instrument à vent au premier plan, l’oeuvre parvient à l’allier à une conception plus intime de la musique de chambre où la sensualité des timbres est au service de l’expressivité.

MOERAN : Le Quatuor Phantasy pour Hautbois et Trio à Cordes a été composé vers la fin de la vie de Moeran et était dédié au célèbre hautboïste Leon Goossens. Bien qu’il soit écrit en un long mouvement, il y a en réalité deux sections différentes. Tandis que la musique reste complètement tonale, elle passe à travers de nombreuses touches tout en reflétant la musique et les humeurs de la campagne du Norfolk où elle a été écrite. Des extraits de deux airs folkloriques du Norfolk — Sunday Come Seventeen et The Pretty Ploughboy — peuvent être entendus.

JEAN CRAS : Le Trio de Cras (1926) est, au contraire, joie et lumière, divertissant et plein de charme, fruit d’un magnifique travail sur les trois instruments fort bien mis en valeur. La belle improvisation du premier mouvement laisse place à une séquence « lent » emplie de contrastes audacieux dans l’harmonie, les instruments étant censés jouer sans vibrato. Suit un « animé » allègre avec quelques touches orientalistes dans le traitement en pizzicatos. Le finale surenchérit puisque « très animé », sorte de mouvement perpétuel en forme de gigue étourdissante de vivacité. À travers tout ce morceau règne un pentatonisme exultant.

BENJAMIN BRITTEN : Quatuor-Fantaisie
Adoptant la même formation que celle du quatuor de Mozart, la partition, dédiée également au hautboïste Leon Goosens est conçue en un seul mouvement enchainant un andante alla marcia, un allegro giusto, un andante et le retour au tempo primo, conception qui révèle une intention cyclique dans la thématique procédant par variations au cours des quatre parties , elles mêmes regroupées dans une grande forme sonate. Crée à Londres en 1933 par le dédicataire et les membres de l ‘international String Quartet, le quatuor-fantaisie fut donné lors du festival de la société internationale de musique contemporaine à Florence en 1934, date à partir de laquelle le nom de Britten commença à circuler dans les milieux musicaux .