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Newquay : le dossier du chantier de la Gare
La
nouvelle silhouette de Dinard
Lorsque les derniers acquéreurs de l’un des 500 logements du quartier
ouest de la ville, ex friche ferroviaire, ouvriront leurs fenêtres sur
le parc agréablement
arboré de leur quartier, ils auront à l’esprit les mots
de Ricardo Bofill, qui, s’inspirant d’un philosophe
italien aime à dire: «La ville est comme une maison,
dans laquelle les rues sont les couloirs, les places sont les séjours,
les lieux où les
gens se retrouvent.»
C’est en tout cas dans cet esprit qu’il a conçu l’aménagement de l’ancien quartier de la gare, nouveau trait d’union qui lie le centre de Dinard, à celui de Saint-Alexandre et à celui de Saint-Enogat.
Son oeil expert a su
imaginer les contours
et les formes faites pour remodeler la station balnéaire dans un élan
fédérateur entre les
différents flux circulatoires, les différents genres, les époques
et les fonctions…
A la fin des travaux de réaménagement de son ancienne gare, Dinard
s’élancera
avec aisance d’un point et d’un quartier à l’autre,
jouant à bon escient de ses
charmes sans tourner le dos, ni au futur, ni au passé, ni à la
mer, s’étirant du
nord au sud, d’est en ouest, sans couper les ponts entre les Dinardais.
Un contrat jette les bases bien concrètes de travaux dont l’échéancier
expire d’ici les quatre prochaines années. En 2010, si aucun retard
administratif ne ralentit le cours du chantier.

Hier
: un terrain de plus en plus vague
De l’ancienne gare aujourd’hui, il ne reste au sol que quelques
carrelages élimés, derrière une rangée d’énormes
blocs de pierre. À l’emplacement
même où s’étale un terrain vague, comme un bizarre
champignon qui contraste singulièrement avec les constructions alentours,
il y avait un bâtiment
dans la tradition des constructions ferroviaires du début du 19ème
: fronton, auvent, hall spacieux. C’est le dimanche 10 juillet 1887 qu’est
inauguré, en grande pompe, à Dinard, le chemin de fer Paris-Rennes-Dinan-
Dinard destiné à relier les localités secondaires aux
localités principales.
Il ferme un siècle plus tard, en 1987.
Demain
: des formes harmonieuses
Dinard, ses 407 villas classées, sa situation maritime, ses influences
anglo-saxonnes, normandes, second empire, belle époque, est comme un
livre d’histoire architecturale
dont l’écriture s’inscrit sur les façades des constructions.
L’architecture qui donne son style au nouveau quartier de la gare ne
saurait être une reproduction du passé. Elle se doit néanmoins
de conserver en mémoire certaines caractéristiques en matière
de volumes, d’ouvertures ou
de perspectives et de reliefs architecturaux. Volumétries, articulations
en plans et en façades,
hauteurs variées des constructions, toitures à pente très
prononçées,
grandes baies vitrées, bow-windows, frontons ou corniches, balcons et
loggias sont donc autant d’éléments
que l’on retrouve dans les lignes voulues par Ricardo Bofill.
A la lisière du centre historique et balnéaire, l’aménagement de l’espace Newquay permet de donner à l’agglomération actuelle de la profondeur, du corps, de l’épaisseur, et une continuité dans un nouvel équilibre entre le côté mer et l’intérieur des terres,faisant ainsi de Dinard, une ville architecturalement et urbanistiquement, très équilibrée.
- Un complexe sub-urbain qui libère les rues
Un parc public de stationnement d’environ 400 places, et la totalité des
aires du stationnement nécessaires aux besoins des logements et commerces
sont situés en sous-sol des places urbaines et
des habitations, libérant l’espace parc-jardins. Les accès à ces
parkings et garages se font depuis les grandes voies nord-sud de circulation.
- Un environnement paysager dans l’esprit de la
ville
Fondus dans le dessin urbain, les espaces verts sont
appréhendés dans les plans architecturaux du quartier
réaménagé, comme autant de faire-valoirs des lignes
architecturales.
C’est-à-dire, en terme architectural, que les alignements “minéraux” sont
contrebalancés, équilibrés,
parles alignements végétaux. Végétaux qui mettront
l’accent, comme l’architecture sur l’influence exotique(palmiers,
magnolias) de Dinard, perle de la côted’Emeraude, station balnéaire.
La liste des arbres et plantes qui s’ajouteront à ceux
déjà existants en dit long sur l’importance environnementale
que joue “l’espace vert” dans le paysage urbain. Outre les
nombreuses espèces, tilleuls, chênes verts en alignement, érables,
platanes, mais aussi palmiers ou mimosas, il convient de mentionner plus particulièrement
l’hêtre rouge et le Ginkgo Biloba, deux espèces protégées
par la Direction départementale
de la recherche et de l’environnement (Diren).
Le parc, composé sur
un thème fortement identitaire et
traversé par l’axe piétonnier ouvre la voie, par un
immeuble « porte » vers le grand trait du délaissé des
voies ferrées, espace déjà approprié par les riverains
comme lieux de loisirs
- Des places comme autant de lieux d’échange
Le projet est conçu en une unité urbaine faite de places, de
rues et de jardins. Son intégration dans l’environnement et l’observation
des actuels flux de circulation déterminent les grands axes et les fractionnements
de ce futur quartier.
Ces grands axes sont définis par le prolongement naturel des voiries
existantes et la réalisation d’une rue pietonne traversant la
ville du nord au sud.
Le tracé des voies périphériques et des rues nouvelles
est, quant à lui, déterminé par l’alignement des
constructions.
L’implantation de ces constructions par rapport aux voies, définit
la position des bâtiments dans la rue, laquelle s’enroule autour
de “coeurs ilôts”, des espaces, qui s’agencent en places
et jardins publics.
Il en résulte un équilibre qui offre aux résidents de
l’endroit,
le loisir d’évoluer dans son quartier avec un confort et une qualité de
vie essentielle.
Ainsi donc, ce parti pris de dessin urbain propose la création de trois espaces:
- Une place culturelle, dont la médiathèque sera la pièce
principale de la composition ;
- Une place du commerce et de l’échange, animée par la
galerie marchande et les commerces autour ;
- Un parc jardin sur lequel s’ouvrent des logements.

Les deux places, place culturelle et place du commerce, sont en étroite
relation et constituent les deux principaux éléments du nouveau
centre.
La géométrie circulaire et rectangulaire de leurs plans, l’ordonnancement
et les reliefs de leurs façades, confèrent à ces places
une certaine “monumentalité attractive”. Leur position, à la
croisée des principaux axes de communication, s’inscrit dans la
prolongation
de la cité balnéaire.
Les logements, de géométrie travaillée, sont à travers
leurs proportions, un rappel des grandes villas, témoins incontournables
de l’architecture balnéaire
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Eiffage
Il fallait pour le réaménagement de l’ancienne gare de Dinard, un opérateur de haut vol pour assumer, et les travaux d’un chantier de 200 millions d’euros, et les exigences d’une ville dont la politique place la barre toujours plus haut. C’est Eiffage qui a finalement obtenu le marché.
Acteur majeur de l'aménagement, de la construction et des concessions,
le groupe Eiffage, sixième major européen et troisième
français, exerce des activités complémentaires (financement,
conception, construction, réalisation et maintenance).
Le groupe compte 500 implantations, en majorité dans l'Hexagone mais
avec de fortes
positions en Belgique, Espagne, Pologne, Portugal… et des établissements
permanents en Afrique notamment au Nigeria et au Sénégal. Plus
ponctuellement le groupe exécute de
grands chantiers en Asie et au Moyen-Orient.
Eiffage est également constructeur- concessionnaire de 155 km d'autoroutes
au Portugal et, avec son partenaire espagnol ACS-Dragados, de la Ligne à Grande
Vitesse Perpignan-
Figueras. Par ailleurs, sa filiale Eiffage Parking gère 160 000 places
de stationnement public en Europe.
La particularité d'Eiffage est de compter 90% de salariés actionnaires,
le personnel étant
ainsi le premier actionnaire d'un groupe se situant dans les 60 premières
sociétés cotées à la Bourse de Paris – Euronext.
Sa branche Bâtiment & Immobilier, Eiffage Construction, devrait réaliser
en 2006 un chiffre d'affaires de l'ordre de 3 milliards d'euros avec 15 000
collaborateurs (Europe incluse).
Elle est organisée, dans l'Hexagone, autour de 14 directions régionales
et de plusieurs pôles nationaux de compétences (Santé,
Hôtellerie, Urbanisme commercial…)

Ricardo
Bofill & Jean-Louis
Brajon : Dinard inspire l’énergie
catalane.
Ricardo Bofill crée l’espace urbain de
demain et place le confort des habitants au coeur de ses plans.
C’est dire qu’il est l’architecte idéal pour faire
revivre l’ancienne friche de la gare.
Natif de Barcelone, Ricardo Bofill, est un architecte majeur de notre temps.
Il exerce ses talents dans le monde entier. Le Taller de Arquitectura qu’il
fonda en 1963 rassemble des architectes, des ingénieurs, des sociologues
et des philosophes, une équipe multidisciplinaire et internationale à même
de se pencher sur des projets ambitieux.
L'urbanisme qui a pour objet de créer un espace ordonné où les
hommes peuvent vivre dans le bien-être et l’harmonie au sein de
la société revêt un caractère polyvalent.
Cela tombe bien, Ricardo Bofill mène une réflexion complète
sur la place de l’homme
dans la ville et il intervient pour remodeler des quartiers ou des villes entières.
Citons le quartier Monchyplein dans le centre historique de La Hague ou la
création
de l’immense district Daxing à Beijing composé de 2800
hectares d’habitations, de commerces, de bureaux, et d’un parc
public. Le Taller de Arquitectura s’est également investi dans
la réalisation d’immeubles prestigieux pour les sièges
sociaux de grandes
société, Christian Dior, Rochas, Shisheido ou encore le siège
de Paribas à Paris, qui s’inspire des anciens passages couverts,
avec un travail important du verre et de la lumière.
De nombreux ensembles d’habitation en Europe notamment dans les villes
nouvelles
de la région parisienne, de Marne-la-Vallée à Versailles
ont bénéficié de son savoir-faire.
Ses créations jouent avec le passé et la modernité et
mêlent
esthétiquement
et techniquement les traditions et les innovations.
Cet architecte aux multiples talents s’exprime également en temps
que designer et
son cabinet créée meubles, sols en céramique, papiers
peints ou lampes, et aménage
l’intérieur de nombreuses de ses créations architecturales.
On retrouve les créations de Ricardo Bofill de Tokyo à Chicago
et nombre de sesn projets en cours se situent en Chine. Le Taller de Arquitectura, établit
une collaboration technique dans tous les pays où il entreprend des
projets.
À Dinard, pour le projet de la gare, c’est avec Jean-Louis
Brajon du cabinet d’architectes BNR que Ricardo Bofill travaille.
Concepteur de la cité judiciaire de Rennes ou encore du centre culturel
de Cesson Sévigné, Dinard lui doit sa halle, dont le projet avait été contesté et
qui remplit désormais une fonction essentielle dans la vie de la cité et
reçoit un franc succès de la part des habitants et des visiteurs.
Cette équipe a uni ses talents au service de la ville d’Art et d’Histoire qu’est Dinard et saura donner sérénité, harmonie et luminosité à l’espace qu’elle a eu pour tâche d’imaginer.
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